Anaïs Grangerac parle d’ambition sans détour. Parce qu’elle a appris une chose : ce qui n’est jamais formulé n’a aucune chance d’être obtenu.
De ses débuts d’intermittente du spectacle, aux plateaux de The Voice, où on l’a découverte comme « la meuf de la porte », jusqu’à la matinale de TF1 qu’elle anime aujourd’hui aux côtés de Bruce Toussaint, le chemin a été long. Mais à aucun moment, il n’a été laborieux : la caméra a toujours été un terrain naturel.
Mais bien faire son travail ne suffit pas toujours. Il faut aussi savoir le faire connaître et formuler ses ambitions sans en avoir peur. C’est ce qui l’a conduite à ne plus s’excuser d’être là. Elle aime la lumière, avoir un public, transmettre. Son ambition est claire : elle veut faire partie des visages sur lesquels TF1 peut compter, dans un paysage télévisuel où ces visages restent encore trop masculins.
Cette réflexion se retrouve également dans sa manière de construire sa carrière. Anaïs Grangerac n’est pas salariée du groupe qui l’emploie : elle est entrepreneure, et pense son métier comme tel. Connaître son audience, savoir ce qui résonne auprès d’elle, s’assurer que chaque collaboration reste cohérente avec son univers, c’est la même discipline qu’on demande à une marque. Ne pas vibrer du manque et savoir dire non, y compris à un contrat à cinq chiffres, lorsque celui-ci ne correspond pas à son image ou à ses valeurs, en fait partie.
Cette exigence ne s’arrête pas à sa carrière. Dans un métier où la visibilité fait partie du travail, elle a appris à faire la distinction entre ce qu’elle montre, ce qu’elle partage et ce qu’elle choisit de préserver. Une distance qui lui permet de protéger ce qu’elle considère comme essentiel : son bonheur, sa vie personnelle et sa confiance en elle.
Cette franchise vient d’un travail intérieur qu’elle assume pleinement : elle a pris le temps de s’assurer qu’elle s’aimait, de se choisir elle-même avant de chercher la validation extérieure. Cette confiance, elle l’étend aussi à son instinct, qu’elle a toujours suivi sans chercher à le corriger. La confiance en soi, dit-elle, est à double tranchant : on la confond vite avec de la prétention, surtout dans un métier d’image. Mais l’amour propre est une fondation, pas une forme de prétention.
D’où une règle qu’elle énonce presque comme un principe d’action : si l’on ne formule pas ses ambitions, on ne risque pas de les obtenir. Ce qu’elle a dû apprendre pour prendre sa place, ce qu’elle a refusé pour rester alignée avec elle-même, et pourquoi elle estime qu’il ne faut jamais s’excuser de son ambition : Anaïs Grangerac le raconte dans cet épisode, à écouter sur toutes les plateformes d’écoute.
Merci Le Grand Mazarin pour l’accueil de ce nouvel enregistrement.
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