Beverly Sonego a construit Monogram comme on construit une œuvre : avec une sensibilité d’artiste, une exigence rare et une envie profonde de créer.
De la Nouvelle Star à l’entrepreneuriat, l’expression artistique a toujours été son fil conducteur, encouragée dès l’enfance par des parents qui l’ont poussée à suivre cette voie, un soutien peu commun qui a compté.
Monogram (d’abord By Luxe) atteint 4 millions d’euros de chiffre d’affaires, réalisés seule, sans équipe, en vendant de la seconde main de luxe sur Facebook. Une croissance soutenue, portée par le momentum, son entourage et des propositions de rachat attrayantes.
Pourtant, le sentiment d’imposture s’invite dans le parcours. Persuadée qu’elle doit d’abord “prouver”, elle refuse les offres de reprise et choisit plutôt de lever des fonds, à un moment idéal, sans en avoir réellement besoin, portée par une dynamique exceptionnelle.
La levée se fait naturellement, peut-être trop : peu structurée et menée avec des sleeping partners qui n’apportent pas l’accompagnement stratégique indispensable. Beverly passe alors d’une logique de forte croissance à une recherche urgente de rentabilité, dans un contexte économique devenu instable.
Puis survient le braquage. Un événement violent qui accélère la chute de l’entreprise.
Avec du recul, elle le formule simplement : elle n’a pas eu assez peur, assez tôt.
Là où il aurait fallu organiser la décroissance, elle a poursuivi la croissance. Là où des décisions fermes étaient nécessaires, elles n’ont pas été prises à temps. La liquidation laisse 400 000 euros de dettes personnelles et une transition particulièrement difficile.
S’ajoutent des accusations infondées, dont celle d’avoir organisé le braquage (!). Beverly découvre alors l’exposition, la dureté et le jugement qui peuvent accompagner une liquidation.
Les répercussions dépassent largement la dimension professionnelle. Le rythme, la charge mentale et la médiatisation ont pesé sur sa vie personnelle. Elle réalise qu’elle n’était plus vraiment présente et qu’elle cherchait à tenir un rôle, celui de la “wonder woman”.
“Je cochais des cases”, dit-elle.
Elle décide de se faire accompagner psychologiquement pour comprendre, absorber et reconstruire.
Très vite, elle crée The Real Equilibre et The Real Expérience. Non pas pour rebondir dans la précipitation, mais parce que son expertise, ses apprentissages et les étapes traversées l’y conduisent naturellement. Ses enseignements sont devenus une ressource précieuse pour les femmes qui entreprennent.
Beverly est une fonceuse, une joueuse, une passionnée. Elle raconte son histoire sans détour : son succès, ses erreurs, ses vulnérabilités et ce qu’elle referait autrement.
Elle revient avec précision et une franchise extraordinaire, sur ce qui a guidé Monogram, ce qui a réellement mené à la liquidation, ce que l’on comprend seulement après, et ce que cela transforme dans le business, les relations et l’identité.
Un récit clair, sincère, profondément utile.
🎧 À écouter de toute urgence sur toutes les plateformes d’écoute !
N’hésitez pas à vous abonner, noter et commenter le podcast, cela représente une aide immense pour m’aider à le faire connaître ♡
Retrouvez tous nos événements, le calendrier des prochains mois et les derniers épisodes du B.W.P Club podcast et suivez toute l’actualité B.W.P sur le compte Instagram @businesswomeninparis.


